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PRATIQUES LEAN ET SIX SIGMA - LEAN SIGMA IN FOOD PROCESSING

LEAN SIGMA EN AGROALIMENTAIRE

Nous vous présentons le schéma d'implémentation de la méthode Lean Sigma dans l'industrie agroalimentaire, en souligant les bénéfices à en retirer.

Le schéma d'implémentation est un savoir faire NUMERAL ADVANCE.


                     


1.      Objectif business de la qualité dans l’industrie agroalimentaire :

 L’objectif industriel est de développer les marques (brand) pour les différentes lignes de produits afin de renforcer la rentabilité et d’ouvrir de nouveaux marchés, en particulier à l’exportation (Union Européenne, ASEAN, ALENA…).

Dans le but d’établir une relation forte et durable avec ses marchés et ses clients, la marque va utiliser, entre autre, les critères qualité.


Les critères qualité sont ce que les clients attendent…mais également ce que les autorités publics contrôlent. Dans les faits, les critères qualité alimentaire ont différents niveaux d’exigences, depuis les exigences « obligatoires » pour des raisons de sécurité jusqu’aux exigences « souhaitables » afin de séduire le consommateur. En effet, ce dernier recherche la variété de l’offre, des goûts agréables et une facilité de préparation (critères de confort) mais il est évidemment exigeant à ce que les aliments ne présentent aucun danger pour sa santé (critère de sécurité sanitaire).

Les critères qualité de l’alimentaire peuvent se classer selon :

Classification des critères qualité en agroalimentaire

 

 

   Critères

   Description

  1 

  Sureté / Fiabilité

Les denrées alimentaires ne doivent présenter aucun danger pour la santé et la sécurité du consommateur

  2

  Conformité

Les produits, d’une part, et les processus de fabrication, d’autre part, doivent être conformes aux exigences réglementaires nationales

  3

  Caractéristique produit

Les caractéristiques produits (poids, teneur en vitamines…) doivent correspondre à ce que les informations produits indiquent

  4

  Qualité nutritive

La production des denrées doit conserver les teneurs originelles en protéines, vitamines, oligo-éléments pour une alimentation équilibrée

  5

  Appétence

Les couleurs, les parfums et les textures doivent être attractives et inviter à la consommation

  6

  Facilité d’usage et packaging

La facilité d’utilisation couvre depuis la bonne information pour un type de préparation jusqu’au packaging facile d’emploi et multifonctionnel.

  7

  Informations produits

Toutes les informations légales, d’une part, et pratiques, d’autre part, doivent être accessibles (package, Website…)

  8

  Production respectant les critères SRE

Toutes les actions de protection de l’environnement, de gestion des déchets et de préservation des matières premières doivent être mises en œuvre dans le cycle de production. C’est l’application des exigences des critères SRE (Social responsibility and Environment).

Une marque ou un opérateur doivent répondre aux exigences des critères 1, 2, 3 et une partie de 7 et 8 pour des raisons légales. Mais ces mêmes critères ainsi que les critères de confort peuvent être utilisés pour un objectif de  différenciation concurrentielle.


Les critères qualité sont partis prenante du business dans la mesure où le consommateur paie pour le service qu’il juge utile. Un goût attirant, une facilité de préparation, des vitamines originelles ou un environnement protégé sont des services de valeur ajoutée que le client est prêt à rémunérer.

Ainsi, comme pour n’importe quel objectif business, les critères qualité doivent être sélectionnés selon le principe de l’efficacité financière coût / revenu. C’est ce principe qui va guider la construction du business plan des critères qualité, qu’ils soient « obligatoires » ou de « conforts », synchronisé avec le plan marketing.

Si l’analyse business des critères qualité “obligatoires” indique que la rentabilité est insuffisante, alors il est recommandé d’arrêter la fabrication de la ligne de produit correspondante.


2.      Réglementation dans l’alimentaire :

 L’agroalimentaire est une industrie qui impacte la santé et la sécurité des consommateurs. En conséquence, les autorités publiques contrôlent la capacité de chaque professionnel à livrer des denrées alimentaires ne présentant aucun danger.


Les opérateurs agro-industriels ont la responsabilité d’assurer la sécurité sanitaire pour tous les produits livrés. Les autorités publiques ont la responsabilité de vérifier que les professionnels de l’agroalimentaire sont qualifiés pour livrer des aliments ne présentant aucun danger. Pour atteindre cet objectif, des règlements, des standards et des bonnes pratiques ont été établis et diffusés.

Au niveau de l’Europe :

Le principal texte réglementaire au niveau de l’Union Européenne est la “food law” CE 178/2002 en vigueur depuis le 1er janvier 2005 (« Principes généraux et prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l’Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant les procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires »).

Ce texte principal a été complété avec les textes EC 852/2004, 853/2004 et 854/2004 en 2006.

L’ensemble de ces textes constitue le “paquet hygiène”.

Ensuite, chaque pays adapte les textes européens à leur contexte réglementaire.

Au niveau d’un pays de l’Union Européenne:

Chaque pays de la communauté adapte le texte européen à sa législation nationale. En France, c’est l’arrêté du 8 Juin 2006, modifié par les arrêtés du 27 avril 2007 et du 8 Juin 2008 qui adaptent la « food law » et le paquet hygiène au contexte national.

Exemples de “food law” dans d’autres régions du monde:

  • Farm Bill Act pour les USA, 
  • Loi de la sécurité sanitaire du Japon d’Avril 2006,
  • Loi de sécurité sanitaire en Chine du 1er   Juin 2009 avec trois certifications :
    • Distribution agroalimetnaire,
    • Préparation des denrées alimentaires,
    • Production des denrées alimentaires.

Une fois les textes de lois diffusés dans les différents pays, chaque opérateur de l’agro-industrie doit être agréé. Seules les autorités publiques peuvent délivrer un agrément sanitaire et chaque pays gère son propre système de délivrance des agréments.

Ainsi, la première étape d’un business plan dans l’agroalimentaire est d’obtenir l’agrément sanitaire. Les coûts d’obtention et de maintenance de cet agrément doivent être intégrés dans le business plan de la qualité, au stade des critères obligatoires.


3.      Organisation qualité:

Dans l’optique de déployer les réponses aux exigences réglementaires, les sociétés de l’agroalimentaire utilisent des standards et des processus de certification.

Il faut noter à ce stade qu’être certifié ne garanti pas que l’agrément sera automatiquement obtenu mais il est sûr qu’une certification facilite grandement l’obtention de l’agrément (contrôle réduit de la part des autorités publiques).


Dans l’optique d’agir sur les opérations, les industriels de l’agroalimentaire ont déployé des processus et des procédures. Dans l’alimentaire, les processus sont utilisés pour la production, la logistique, la livraison et le contrôle.

Les principaux standards de processus pour l’industrie agroalimentaire sont :

  • Les Bonnes Pratiques d’hygiène (BPH). Chaque filière de l’agro-alimentaire (lait, viande, pain…) conçoit et diffuse ses propres bonnes pratiques,
  • L’HACCP, décrit dans le Codex Alimentarius et repris dans le règlement européen CE 852/2004,
  • La traçabilité, décrite dans le référentiel ISO 22005,
  • La protection de l’environnement décrite dans le référentiel ISO 14001
  • L’ISO 22000. Ce référentiel reprend le plan de l’ISO 9001 et intègre les exigences de :
    • BPH,
    • HACCP,
    • Traçabilité.

En résumé, être certifié ISO 22000 et ISO 14001 est la meilleure préparation pour obtenir l’agrément sanitaire. 


Le système qualité de l’organisation mobilise du personnel, des processus et des infrastructures. Ces éléments représentent des coûts qui peuvent être chiffrés en pourcentage des coûts totaux ou du chiffre d’affaire. Le business plan de la qualité doit inclure tous ces coûts.


Les revenus d’un système de management de la qualité (SMQ) sont créés à partir des ventes et de leur augmentation, conséquence d’une clientèle satisfaite et fidèle. La satisfaction du consommateur est le résultat de produits (ou services) livrés qui respectent systématiquement les critères qualité attendus.

Au final, la valeur ajoutée de l’organisation de la qualité est la différence entre les coûts et les revenus. La gestion de cette valeur (comment la créer, comment la développer…) doit être une partie prenante du business plan de la qualité, lui-même intégré dans le business plan de la société.


4.      Lean Sigma dans l’agroalimentaire :

C’est dans les années 1980 que les méthodes Lean et Six Sigma ont pris source dans les industries mécaniques et high tech. Depuis l’an 2000, d’importantes sociétés de l’agroalimentaire ont utilisé avec succès ces méthodes pour l’amélioration continue, surtout pour les activités de packaging et de logistique.

La combinaison Lean Sigma est reconnue être la meilleure méthode pour gérer les critères qualité selon les orientations données par le business plan de la société. En effet, Lean Sigma est une méthode d’amélioration continue qui peut s’intégrer dans chacun des standards du secteur agroalimentaire tels que l’HACCP, l’ISO 9001, l’ISO 22000 ou l’ISO 14001. Lean Sigma est un « plug-in » facile à déployer sur ces différents SMQ (Système de Management de la Qualité). Les processus et les procédures du SMQ, qui ont été validées par les autorités publiques pour la délivrance de l’agrément sanitaire, ne seront pas modifiés. Grâce au Lean Sigma, l’amélioration business peut immédiatement être mise en oeuvre à partir de n’importe quel SMQ.


La méthode Lean a pour objectif d'atteindre l'efficacité optimale dans les activités de production, d'approvisionnement et de logistique.

Ses trois critères business principaux sont :

  • Délai de livraison,
  • Volume de stock et d’encours,
  • Cash flow mobilisé dans les stocks et encours.

Dans la production agroalimentaire, le Lean management est parfois intégré dans le système de traçabilité.


La méthode Six Sigma a pour objectif d’atteindre le niveau de qualité recherché par les marchés. Le marché a des attentes au sujet des niveaux de qualité des critères tels que la fiabilité, la facilité d’usage, la disponibilité, la flexibilité… Avec Six Sigma, la métrique du niveau de qualité est unique et universelle : le DPMO (Défauts Par Million d’Opportunités).

Dans l’industrie agroalimentaire, les principaux critères qualité sont : 

   Critère qualité

 

   Exemples de défauts

  Sûreté / fiabilité

  Présence de Salmonelle, de trichinella

  Conformité

  Informations légales absentes d’une étiquette

  Caractéristique produit

  Poids effectif d’une tranche de saumon de 142 gr au lieu des 150 affiché

  Attractivité

  Aspect de couleur artificielle, décoloration du packaging

  Qualité nutritive

  Sur-cuisson ayant détruit les vitamines – absence d’oligo éléments

  Facilité d’usage

  Aucune recette ne figure sur l’emballage

  Disponibilité

  Le produit n’est pas en rayon au moment d’une action commerciale

  Protection de l’environnement

  Eaux usagers non retraitées

Ainsi, la combinaison du Lean et du Six Sigma conduira à des livraisons rapides, une faible mobilisation du cash-flow et un taux de défaut très faible. 


L’un des avantages de la mesure universelle du Six Sigma, le DPMO, est la possibilité d’établir facilement des benchmarks de performances entre les acteurs du marché. NUMERAL ADVANCE, en marge de sa participation aux groupes de travail ISO, a établi plusieurs benchmarks sur les principaux secteurs industriels à partir d’un panel de 150 sociétés à travers le monde. Le secteur agroalimentaire est représenté par environ une quinzaine de sociétés, pour la plupart situées en Europe.

Niveau de qualité par secteur pour la période de 2005 à 2009

 

 

Filière

 

    Secteur

Approvisionnement

Production

Distribution

  Agro-alimentaire

 

Moyen/fort

Moyen/fort

  Chimie & pharmacie

*

*

 

  Mécanique

 

 

  Electronique

*

*

 

  BTP

*

 

  Energie

 

*

 

  Automobile

*

*

  Aéronautique

 

Fort/très fort

 

  Banque & assurance

 

*

 

  Finance

 

*

 

  Telecom & media

 

*

 

  IT services

 

Moyen/Fort

 

  Distribution & service

 

 

*

  Administration

 

*

 

Faible

Moyen

Fort

Très fort

2,78< Sigma < 3,82

3,82 < Sigma < 4,59

4,59 < Sigma < 5,22

Sigma < 5,22

Niveau de sigma

Défaut par million d’opportunités

3

66 807   

4

6 210  

5

233  

6

3,4  

Les résultats du benchmark de l’échantillon des industries agroalimentaire seront utilisés dans la phase de diagnostic (voir chapitre 5 « déployer le Lean Sigma avec NUMERAL ADVANCE »).

                   


Lean et Six Sigma sont des méthodes quantitatives (statistique et analytique) pour identifier les défauts et optimiser les flux.

Les améliorations business du Lean Sigma apporteront :

  • des indications sur les niveaux réels de qualité attendus par les marchés,
  • une comparaison du niveau de qualité et d’efficacité avec les niveaux européens,
  • un lien entre les objectifs financiers et les objectifs opérationnels établi grâce aux critères qualité,
  • la mise en oeuvre des pratiques du futur standard Six Sigma (ISO 13053).

Les retours d’expérience du Lean Sigma ont montré des améliorations avec une baisse de 25 à 40% des coûts généraux sans investissement majeur.


5.      Déploiement du Lean Sigma avec NUMERAL ADVANCE :

Le programme Lean Sigma sera introduit en quatre étapes :


Cette première étape vise à évaluer le niveau de qualité (Six Sigma) et d’efficience (Lean) de votre organisation en fonction de critères précis.

  1. Une première étape de diagnostic identifie les critères les plus compétitifs.
  2. Ensuite, nous conduisons un benchmark Prix/Qualité à partir de relevés de prix effectués sur les marchés (panelistes, pigistes).
  3. Enfin, nous effectuons un benchmark des coûts du système de management de la qualité.

NUMERAL ADVANCE peut fournir des résultats de benchmark pour les principales régions du monde (Amériques, Europe, Afrique, Asie…) et pour les principaux pays de l’Union Européenne.

En résumé, NUMERAL ADVANCE propose :

  • une sélection des critères qualité pertinents,
  • une évaluation du niveau de qualité sur ces différents critères,
  • un benchmark avec les niveaux de qualité attendus par les marchés,
  • un benchmark de coûts du système de management de la qualité (SMQ),
  • un rapport commenté de ce diagnostic et de ces benchmarks.

Voir détails sur Critères et business


Les résultats de benchmark de l’étape précédente seront autant d’indications pour aborder de nouveaux marchés. En effet, avec la connaissance des critères attendus et de leur niveau de qualité exigé, il est plus facile d’établir un business plan qui prendra appui sur ses points forts (critère de proximité, critère de culture biologique, critère de facilité d’usage…) et des revenus que l’on peut en attendre.

Le business plan de la qualité sera établi selon les principes Lean Sigma : objectifs business, contribution de la qualité au business plan, organisation des compétences, sponsoring des actions, pilotage et actions correctives…

A un niveau plus global, les critères et leur niveau de qualité sont différents, d’une région du monde à l’autre (Amériques, Europe, Afrique, Asie…). Le business plan intégrera les étapes du déploiement, en débutant par les marchés d’accès les plus facile, pour ensuite viser les marchés à long terme.

En résumé, NUMERAL ADVANCE propose :

  • une sélection des marchés à partir des critères précédemment sélectionnés,
  • une analyse des coûts de conformité réglementaire pour chacin de ces marchés,
  • les informations financières issues de la méthode Lean Sigma pour établir le business plan de la qualité (Coût du SMQ et de son cycle de vie),
  • une implémentation du business plan de la qualité, en conformité avec le business plan général.

Cette étape est l’implémentation des pratiques Lean Sigma (processus et procédures) conçues pour atteindre les objectifs business de la qualité. Ces processus et ces pratiques seront intégrés dans le système de management de la qualité en vigueur (ISO 9001, HACCP, ISO 14001, ISO 22000…).


Le personnel chargé de la gestion des pratiques et des procédures Lean Sigma sera formé et coaché.

                   


  Tarifs et informations pratiques :

Tarifs

Diagnostic à partir de 840 Euros HT

Pour un diagnostic de performance ou un plan d'implémentation Lean SIgma, contactez : numeraladvance@gmail.com