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DÉMATÉRIALISATION - HISTORIQUE

DIFFÉRENTS CAS

La dématérialisation n'est pas née avec l'informatique, dans les années 1950.

Elle a commencé bien plus tôt et nous retraçons ici des exemples de dématérialisation qui ont marqué des jalons dans la performance et le progrès des échanges économiques.

La dématérialisation des actes de commerce :

Les premiers échanges commerciaux se réalisaient sur des places de marchés, sur des foires. Lieu d’échanges de bien physiques entre producteurs et consommateurs. Puis sont venus les échanges entre négociants et commerçants ou l’échange de produits physiques et les échanges des engagements et des prises de responsabilités se sont dissociés. C’est la création de la lettre de change, du billet à ordre, de la vente à terme…On s’aperçoit que déjà à l’époque, le commerce était moteur dans la dématérialisation des actes de commerce.

La dématérialisation du support papier vers le format électronique :

Les écrits sur documents (livres, journaux, factures, certificats, courriers, contrats, textes de loi…) sont portés sur des fichiers électroniques et le support physique du papier est abandonné. La loi sur l’archivage électronique (loi du 13 mars 2000) permet de reconnaître un document électronique comme une preuve équivalente au document papier.

La dématérialisation entraîne que tous les flux d’échanges des documents papiers sont remplacés par des flux d’échanges électroniques sur les réseaux informatiques.

Ainsi, la dématérialisation conduit un lecteur à commander un document au format électronique sur Internet au lieu de l’acheter en librairie. La dématérialisation transforme ainsi l’échange de produits physiques en échange de flux et l’on passe ainsi d’une économie du produit à une économie du service.

Cette dématérialisation concerne maintenant tous les produits culturels comme la musique, le cinéma ou les arts plastiques.

La dématérialisation demandée par le développement durable :

L’origine de cette forme de dématérialisation est la pression exercée par le développement durable. Nos économies sont trop gourmandes en matières premières et le développement durable demande à ce que les ressources soient gérées au mieux. Ainsi, le cycle de transformation des matières doit être le plus lent possible et une bonne gestion est synonyme de économie de matière et réutilisation du produit. La pression vers la préservation des ressources conduit les échanges économiques à être de plus en plus immatériels. Ce n’est plus le produit qui est important, c’est l’usage que l’on en fait à travers les services que l’on peut proposer. Le produit doit avoir la durée de vie la plus longue alors que le service doit au contraire être le plus court possible et facilement renouvelable.

La dématérialisation est aussi accélérée par la miniaturisation : le baladeur numérique est l’exemple parfait d’un objet de petite taille, donc ayant peu de matière, qui concentre une grande quantité d’information et qui rend de nombreux services. Chaque nouveau service est le résultat d’une nouvelle programmation de son système de commande. C’est le couplage parfait entre variétés des services et potentialité offerte par les technologies.

La dématérialisation des activités financières :

La dématérialisation des titres financiers en France en 1984, officialisée par une loi, a conduit à la suppression des titres et des coupons représentants des valeurs mobilières, au profit d’une inscription en compte géré par l’informatique. On transforme un titre papier par un compte, c’est-à-dire un lieu d’échanges de flux. Aujourd’hui, en 2006, les échanges financiers se traduisent dans 95% des cas à des échanges de flux électroniques sécurisés.

Que ce soit pour la dématérialisation des documents, pour favoriser le développement durable ou les transactions financières, le principe est de minimiser le cycle d’évolution et d’échange de la matière et d’accélérer le cycle d’échanges des flux et des services rattachés à ces flux.

                   

La dématérialisation par la maquette numérique :

Les entreprises, quelque soit leur domaine, développe de plus en plus leurs nouvelles offres à partir de conception sur ordinateur et de simulation numérique. Et la tendance est de faire appel aux technique de la réalité virtuelles va en crescendo.

                   

La dématérialisation par l’extension de l’Internet aux objets (IP6) :

Le nouveau format de l’Internet (IPV6) multipliera les possibilités d’adressage (en milliard de milliard de milliard d’adresses) et l’on pourra appliquer un système d’indentification, non pas à l’entreprise ou à la personne, mais à l’objet même, voir à l’objet virtuel. On estime entre 6.000 et 10.000 le nombre d’objets (réels ou virtuels) pouvant accompagné un individu tout au long de sa vie.  Ainsi, le réel et ses objets sera de plus en plus entouré d’objet virtuel, et ceci pour tout type de service (santé, surveillance, identification, maintenance…).