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TRAÇABILITÉ MER ET RIVIÈRES - PÊCHE DANS L'OCÉAN INDIEN

PRINCIPALES ÉTAPES DE LA FILIÈRE

La traçabilité suit les étapes successives de la filière, depuis les lieux de production jusqu'aux lieux de consommation. La connaissance de ces différentes étapes est indispensable pour ensuite, établir les actions de traçabilité.

Nous détaillons les cas de la République de Maurice et de l'Ile de la Réunion.

Décrire l’organisation de la filière va conduire à déterminer les principales étapes qui pourront faire l’objet d’une action de traçabilité.

Moyens de pêche :

Nous regardons avec quels moyens la pêche va se réaliser.

Les moyens artisanaux :

Les moyens artisanaux correspondent à toute l’économie locale qui travaille et se nourrit des produits de la mer. Une pêche durable doit tenir compte de la place de l’économie locale dans la filière.

République de Maurice :

La pêche côtière offre des perspectives très limitées de développement. Nous retrouvons les pêches peu profondes dans les lagons à l’intérieur des barrières de corail. Au-delà, sur le plateau continental, les filets, les nasses, les lignes et les harpons sont utilisés.

Sur l’île Rodrigues ne se trouve qu’une pêche artisanale, essentiellement concentrée sur la pêche en lagon.

         

Ile de la Réunion :

Il existe une importante pêche artisanale côtière appliquée sur les petits pélagiques dans la bande côtière entourant l’île. Nous sommes probablement dans un cas de surexploitation de cette zone.

         

Les moyens industriels :

Au contraire des pêches artisanales, les pêches industrielles vont aller chercher les prises en haute mer et dans les eaux profondes. De plus, les bateaux sont équipés pour les premiers traitements à bord des prises, afin de conserver fraîcheur et qualité. La pêche industrielle destine sa production pour les grands centres urbains et pour l’exportation.

La pêche industrielle dans cette région de l’océan indien est destinée principalement au thon et à l’espadon.

République de Maurice :

On peut apercevoir les nombreux bateaux de pêche, dont les états sont variables, accostés dans Port Louis. Ces unités pratiquent la pêche hauturière dans les zones peu profondes des Mascareignes. Ils exploitent en particulier les bancs situés au nord comme les Cargados, Carajos, Shoals et Chagos. Les plus gros navires peuvent embarquer plusieurs dizaines de pécheurs et partent en mer plusieurs mois.

         

La pêche hauturière se concentre principalement sur le thon mais elle nécessite des investissements importants. La pêche chalutière pour de petits pélagiques est envisageable ainsi que le pêche à la langouste sur certains bancs. La crevette profonde (600 à 800 mètres) peut être développé sur le plateau de Maurice et Rodrigues.

Ile de la Réunion :

Environ une trentaine d’unités de pêches, de 15 à 30 mètres de long, sont stationnées le long des quais de Le Port de la Réunion. Certains équipages sont français. Une unité plus importante, l’Austral , fait également partie des moyens de pêche de cette flottille.

La pêche palangrière cible l’espadon, le thon (albacore, germon et obèse) et la daurade.

La pêche australe est conduite sur des grosses unités (plus de 60 mètres) et cible la légine et les langoustes.

         

Moyens de transformation :

Ce sont les activités de débarquement, stockage, préparation, commercialisation, transformation, conditionnement et expédition.

Les moyens artisanaux :

Les moyens de transformation de la pêche artisanale sont peu développés. Les conservations sont de très courtes durées et les consommations quasi immédiates.

République de Maurice :

La pêche artisanale et les captures à la ligne sur les bancs rocheux sont consommées sur place. Le poisson de cette pêche est livré et consommé frais, sans glace car les débarquements sont rapides et les lieux de consommation tout proche.

Une forme de pêche semi industrielle stocke les poissons sous glace (en paillette).

Les prises sur les bancs sont conservées en chambres froides (-18+C) et sont vendus sur les marchés locaux.

île de la Réunion :

La pêche artisanale alimente toute la région cotière de l'île avec un circuit de commercialisation très court.

 

Les moyens industriels :

La transformation est l’étape du processus industriel le plus important pour la qualité et la fraîcheur des produits. Mais la nécessité de traiter de grandes quantités afin d’amortir les investissements engendre la surexploitation des mers. C’est l’un des points délicats de l’équilibre à trouver entre avec la gestion durable des ressources et le développement industriel, source de richesse et de croissance économique.

République de Maurice :

Le seafood hub de Port Louis concentre des moyens considérables. On peut retenir environ 90.000 tonnes de poissons déchargées au cours des années 2005.

Ce sont :

  • Les quais pour le déchargement du poisson,
  • Le stockage en chambre froid (plus de 10.000 m2 à -35°C,
  • Le traitement et atelier de reconditionnement (avec étiquetage) pour une capacité supérieure à 30.000 m2,
  • Le stockage de produits frais (-28° à +10° C)
  • Les terminaux à conteneurs.

Il existe plusieurs unités de transformation du thon.

Les unités de production sont sous contrôle vétérinaire selon les normes de la CE afin de préparer les exportations vers l’Europe et de garantir la qualité et l’hygiène selon les normes en vigueur.

La valeur ajoutée de la transformation du poisson sur le lieu de production se traduit par le développement des gammes de produits pour l’exportation tels que les préparations en filet, en steak, en cube. Ces techniques de préparation sont appliquées sur le thon, l’espadon, la daurade, la raie, la langouste et la légine. Ce sont également des préparations de pré cuisson.

Entre l’entrée en unité de production et de conditionnement et la sortie prête pour l’exportation, il s’écoule environ 24h. La fraîcheur est ainsi conservée, un des éléments de valeur ajoutée important pour l’exportation.

         

Ile de la Réunion :

Jusqu’à récemment, il n’existait pas de système de criée ni d’organisation professionnelle et ce n’est que récemment qu’une première infrastructure de débarquement, de transformation et de commercialisation (criée) a été mise en place à Saint-Pierre et à la Pointe des Galets.

La pêche industrielle reste encore une activité marginale dans l’économie de l’île mais des axes de développement retenus pourrait modifier ce constat. C’est par exemple la pêche de niche de la légine destinée à l’exportation, puis le développement de l’aquaculture marine avec principalement l’ombrine tropicale.

Le port de pêche industriel est la Pointe des Galets et Saint-Pierre. Pour la pêche artisanale, il existe environ une dizaine de ports d’attache répartis sur le pourtour de l’île.

         

Aquaculture maritime :

Sous l’impulsion des pouvoirs publics, aussi bien pour la république de Maurice que pour La Réunion, une filière d’aquaculture marine s’est développée et les premiers résultats obtenus laissent entrevoir des perspectives encourageantes.

Les étapes de la production aquacole :

Les écloseries :

Les géniteurs sont élevés dans des conditions optimales pour la reproduction et les alevins sont dans un premier temps nourris aux planctons et algues marines. Les bassins sont contrôlés pour :

  • la température,
  • la luminosité,
  • la qualité des eaux (ph, salinité…),
  • la densité de peuplement.

L’élevage dans les cages en mer :

Ensuite, les alevins grandissent en pleine mer, toujours avec un apport alimentaire contrôlé (farine de poisson, protéine de soja…).

         

La commercialisation :

La valorisation des produits aquacoles prend les mêmes circuits que les produits pêchés et l’on retrouve les poissons présentés en entier, en filet ou en pavé.

L’aquaculture a démarré avec un poisson pélagique : l’ombrine tropicale. Cette espèce est capable de se développer en élevage intensif et présente d’excellentes qualités gustatives et nutritionnelles.

République de Maurice :

L’aquaculture de l’ombrine tropicale s’est développée dans la ferme maritime de Mahébourg. Cette unité de production est composée d’une écloserie et d’une ferme aquacole.

A partir de ce même modèle, des projets d’élevage de thon et d’esturgeon sont depuis peu à l’étude.

Ile de la Réunion :

L’aquaculture maritime, sous l’impulsion de l’ARDA (Association Réunionnaise de Développement de l’Aquaculture) a développé les techniques de culture et d’élevage sur l’ombrine tropicale dans la baie de Saint-Paul (photo).

C’est donc ferme marine offshore qui gère un parc de cages à poissons dans des concessions marines de la baie de Saint Paul.

L’ombrine tropicale de La Réunion bénéficie d’une mention de qualité « Produits Pays Réunion » accordé par un arrêt préfectoral. Une demande est en cours pour l’exportation vers la communauté européenne (contrôle sanitaire, suivi vétérinaire…).

 Notre offre :

Voir la Ferme Marine de la Réunion .